Un arbre, un jour… • Karine Lambert

J’ai reçu un mail de la part des éditions Calmann Levy me proposant de lire ce roman avant sa sortie en librairie. Je n’avais encore jamais lu Karine Lambert, pourtant connue pour ses romans L’immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes et Eh bien dansons maintenant ! Malgré tout ce nouveau titre m’a interpellée car il semblait aborder l’écologie en racontant l’histoire d’un arbre centenaire menacé d’abattage. Un sujet qui avait tout me plaire, à moi qui aime la nature et les animaux !

Du haut de mes trente-deux mètres, je les regarde vivre sur la place du village. Depuis cent trois ans, je partage leurs nuits et leurs jours, j’effeuille leurs amours et parfois j’envie leurs cris de joie.
En ce matin de printemps, un avis d’abattage est cloué sur le platane centenaire qui ombrage ce village de Provence. Entraînés par un petit garçon effronté, sept habitants s’unissent pour découvrir qui souhaite la mort du géant. Ensemble, ils combattent cette sentence absurde, tandis que l’arbre les observe et vibre avec humour et philosophie au rythme de leurs émotions et de leurs conflits. Qui l’emportera… le pouvoir ou la solidarité ? Aux premiers jours de l’été, Clément, Suzanne, Fanny et les autres ne seront plus les mêmes.

J’ai lu ce roman pendant un trajet Toulouse-Paris. Il se lit très vite car il n’est pas très épais et les chapitres sont somme toute assez courts. C’est une lecture parfaite pour la détente, car ce roman est finalement assez léger, il parle surtout des relations entre ses personnages plutôt que de l’arbre. Le platane est en fait un prétexte pour traiter du quotidien des habitants d’un petit village de Provence, où les générations se mêlent, où les amours, les aspirations et la vie politique constituent un joyeux fourre-tout. En cela j’ai été assez déçue de ma lecture car je ne m’attendais pas à ce genre d’histoire, là j’ai eu l’impression de lire du Barbara Constantine (que j’apprécie de temps en temps) revisité…

Je n’ai pas trouvé les personnages si attachants que ça. La cause principale, selon moi, est due au fait que le roman étant très court et les personnages plutôt nombreux, l’auteure n’a pas eu le temps de les développer suffisamment pour que le lecteur ressente une réelle affection envers eux. J’ai apprécié certains personnages mais je les ai forcément trouvé survolés, j’aurais voulu que l’auteure s’attarde amplement sur leur histoire et leur quotidien. C’était une bonne idée de créer un lien entre chacun d’eux, que le lecteur découvre au fil de l’histoire, mais malgré tout j’ai trouvé ça trop gros, ça ôte du réalisme à l’histoire.

Il faut donc accueillir ce roman non comme une histoire sur la nature et l’écologie, mais comme une histoire d’humains à la sauce feel good. C’est une bonne lecture pour l’été, au bord de la plage ou lors d’un trajet en train, mais que l’on est selon moi voué à oublier bien vite. Après cette petite déception je ne pense pas lire les précédents romans de l’auteure, qui ne m’attiraient pas de base, mais je suis prête à lui redonner une chance avec son prochain roman si le sujet abordé me plaît…

Un arbre, un jour…, de Karine Lambert
Disponible aux Editions Calmann Levy
depuis le 02/05/2018 au prix de 17€50.

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