Si douce sera la mort • Charlaine Harris

si douce sera la mort

Si douce sera la mort est le seul one shot que Charlaine Harris a publié, et il me semble même que c’est son premier roman. Adorant cette auteure (vous ne l’aviez pas encore compris ? ^^), j’avais très envie de découvrir ce roman, en plus de tous les autres. Et comme toujours, j’ai passé un très bon moment.

La chaleur du Mississippi est étouffante, les insectes grouillent. Catherine Linton, vingt-trois ans, s’entraîne à tirer sur des canettes devant une cabane. Elle est interrompue par une odeur pestilentielle. Une main dépasse de la porte, celle du cadavre ensanglanté d’une femme… l’infirmière de son père. Cette fois, le shériff de Lowfield la croira quand elle lui dira que ses parents ne sont pas morts accidentellement six mois plus tôt. La petite ville paisible où Catherine a grandi risque de devenir l’endroit où elle mourra si elle n’éclaircit pas les secrets qui pèsent sur sa famille…

Cette fois-ci, Charlaine Harris a écrit un pur polar, il n’y a aucune once de fantastique qui traîne entre ces pages. L’héroïne n’est certes pas un membre de la police, mais elle est accompagnée indirectement de celle-ci pour éclaircir les mystères qui règnent sur la petite ville de Lowfield. Car après le meurtre de l’infirmière de son père, qui était médecin, Catherine sent qu’une menace plane sur elle. Seule, sans famille ni ami sur qui compter, elle décide de mener son enquête pour comprendre ce qu’il est arrivé à ses parents, pourquoi ils sont morts, et surtout : à cause de qui.

Bien évidemment la police enquête également, mais Charlaine Harris aime dépeindre des héroïnes fortes et indépendantes, et c’est donc ce qu’elle fait ici avec Catherine. Dès lors, chaque personnage devient suspect, et cela n’a pas été sans me rappeler Une place à prendre de J.K. Rowling. J’ai remarqué que j’analysais chaque personnage de la même manière que j’ai pu le faire lors de ma lecture de la satyre sociale anglaise. Et là où Charlaine Harris excelle, c’est qu’elle a réussi à me mener en bateau jusqu’à la fin, car je n’avais pas réussi à deviner l’identité du meurtrier ni ses motivations, avant les dernières pages dédiées au dénouement. Cela ne m’arrive que très souvent, et j’ai donc été très agréablement surprise.

Si douce sera la mort est un roman qui ne laisse aucun répit au lecteur, et son court format (moins de 250 pages) adopte une action rapide et sans temps mort, mais surtout, sans longueurs. L’auteure va à l’essentiel, elle ne tourne pas en rond, et elle arrive même à glisser un peu de romance dans ces pages, sans pour autant que cela paraisse déplacé, incongru au sein de l’histoire. Rien n’est laissé au hasard, et tout est parfaitement maîtrisé du début à la fin pour laisser le lecteur surpris, presque pantois lors du dénouement.

Charline Harris se révèle donc être excellente dans le thriller/polar, et j’aimerais beaucoup qu’elle en écrive d’autres. Car même si j’aime ses sagas, pour la plupart fantastiques, il est vrai que j’ai fait une agréable découverte dans cet autre genre. Bref, il me reste déjà à lire la saga Aurora Teagarden pour assouvir mon envie de thrillers signés Charlaine Harris (une bibliothécaire qui enquête sur des meurtres, ça peut être fun, non ?)

Si douce sera la mort, de Charlaine Harris.
Disponible aux Editions J’ai Lu
depuis le 9/06/2012 au prix de 8€90.

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