Mon enfant mon amour

C’est à l’âge de six ans, alors qu’il rayonne de joie de vivre, qu’André est frappé. Bientôt le mot terrible tombe : leucémie. Et contre ce mal, en 1959, les médecins ne peuvent rien sauf un traitement de rémission. Alors, par amour, la mère va feindre, sourire. André se sait malade, mais croit en sa guérison. Ensemble, à travers les pires épreuves, ils vont “tenir”. Un an. Jusqu’à la longue agonie. Renée Mousseau se décida, après de longues années, à écrire ce texte afin de ne pas oublier et aussi pour tenter “d’exorciser” sa propre douleur. C’est un texte beau et rare dans son extrême simplicité. Un ouvrage où tout est vrai et qu’on ne peut lire sans être bouleversé. Bibliothécaire à Montreuil, Renée Mousseau ne fait pas profession d’écrivain, mais elle a voulu, s’adressant à son enfant mort, ressusciter la surprise, le courage puis le stoïcisme de ce petit garçon face à cette fin injuste et inéluctable. En fait, Mon enfant mon amour n’est pas simplement un livre, mais surtout un cri, un cri immense dont notre propre sensibilité se fera longtemps l’écho.