Nous étions une histoire • Olivia Elkaim

Nous étions une histoire

Bonjour !

On se retrouve aujourd’hui pour parler d’une publication Stock (et oui, encore ! Je vous avais prévenus ^^) que j’ai lu cet été, mais allez savoir pourquoi, j’ai eu vraiment du mal à écrire cette chronique. Ce roman me faisait de l’oeil pour son résumé et la valeur sûre que je sais retrouver désormais sous le logo Stock, et bien évidemment tout a fonctionné avec moi, puisque je l’ai lu en une soirée, quasiment sans interruptions, tant j’étais happée par le récit !

Quand Anita accouche d’un petit garçon, toute sa famille se réjouit. Pas elle. Angoisses, nuits sans sommeil, hallucinations… Le présent se dérobe, le passé refait surface. D’où vient un tel désarroi ? Anita quitte son mari et son bébé pour fuir vers Marseille, ville qui fut le théâtre d’un psychodrame familial. Elle tente de comprendre comment, entre sa mère, l’omniprésente et égocentrique Rosie, et sa grand-mère, Odette, séductrice et alcoolique, elle peut trouver sa place. Être une femme et une mère. Aimer les siens et les détester. Se souvenir et oublier. Percer les secrets qui font notre identité. Dans ce roman sensible et violent, tendre comme un chagrin d’enfant, Olivia Elkaim dresse le portrait de trois femmes au bord de la crise de nerfs.

Comme la plupart des jeunes femmes je pense, je sais que je voudrai devenir mère un jour (même si aujourd’hui, je ne m’imagine pas du tout comme telle !). Cependant, plusieurs choses, outre ma jeunesse, m’effrayent et font en sorte que je ne veux pas que ce moment arrive demain : déjà la grossesse, les douleurs de l’accouchement, les kilos à perdre, mais surtout, la peur de ne pas aimer mon enfant et de ne pas savoir être mère, ne pas ressentir cet instinct maternel qui fait tant parler. Et ce roman, il aborde les trois derniers points que j’ai cité, et à merveille, quoique de manière assez étrange. En effet, les peurs et malaises de l’héroïne, Anita, sont directement dus à son histoire personnelle et familiale, le joug de ses ancêtres pèse sur ses pensées et sentiments, et seul un exil à Marseille, sur leurs traces, lui permettra de se recentrer sur elle-même et de comprendre l’origine du problème.

Si j’ai souhaité lire ce roman, c’est avant tout pour le thème du baby blues qui m’intrigue et sur lequel j’avais envie d’apprendre des choses, mais au cours de ma lecture j’ai découvert une très belle histoire familiale qui prend aux tripes tant elle définit le caractère de chacune des héroïnes – Anita, sa mère et sa grand-mère. Le gros de l’histoire se déroule donc à Marseille, où Anita part se ressourcer et renouer avec sa grand-mère décédée, par le biais de souvenirs qu’elle ressasse à l’aide de trois photos. Ainsi, nous découvrons la vie de cette femme d’origine italienne mais immigrée en Tunisie, avant un exil forcé en France en 1956 quand des accords furent signer entre la France et la Tunisie pour rendre ce dernier pays totalement indépendant. Petite parenthèse sur l’histoire de cette famille pour signaler que j’ai été très contente d’apprendre ce fait de l’Histoire, car je l’ignorais totalement, étant donné qu’à l’école, on ne parle que de la Guerre d’Algérie… Ce roman m’a donc inculquée des connaissances historiques sur des faits pourtant pas anodins, et je l’en remercie énormément. Fin de la parenthèse, et revenons-en à nos moutons : nous suivons alternativement la vie de la mère d’Anita et sa grand-mère, ainsi que sa propre vie avec sa mère, avec des oppositions de caractères et des disputes incessantes, des relations presque malsaines voire destructrices, qui montrent bien qu’une mère n’aime pas forcément son enfant, et vice versa. Ces relations entre mères et filles sont très conflictuelles, mais bizarrement, cela ne les empêche pas de s’aimer malgré tout.

Ce roman est donc un roman dont le sujet principal est la femme, et les liens qui existent entre celles d’une même famille. C’est un roman qui parle extrêmement bien du rapport mère / enfant, et qui en même temps permet de comprendre qu’il y a plusieurs facteurs en jeu en ce qui concerne « l’instinct » maternel, dont l’histoire familiale, le poids des ancêtres et de notre enfance. Une saga familiale condensée en un seul roman, qui transporte le lecteur dans une belle histoire autour de la Méditerranée.

Nous étions une histoire, d’Olivia Elkaïm.
Disponible aux éditions Stock
depuis le 26/02/2014 au prix de 18€50.

3 Comments

  • 3 années ago

    J’ai trop envie de le lire, en plus je l’ai vu en occas à Gibert mais bon j’essaie de ne pas craquer ^^ Quand il sortira en occasion, je le prendrai surement!

    • Flight of Swallow
      3 années ago

      Tu veux plutôt dire en poche non, vu que tu l’as déjà vu en occasion ? ^^
      En tout cas je ne peux que te conseiller de foncer, je l’ai lu quasiment d’une traite la même soirée, et c’est rare qu’un livre me fasse cet effet-là !

  • 3 années ago

    Oui en poche ahah ^^ Bon je craquerai peut-être mais plus tard parce que j’achète moins ces derniers temps et je ne m’autorise que quelques exceptions et là j’ai des sorties que je veux troooop :p

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