L’île aux papillons • Corina Bomann

l'île aux papillons

Bonjour !

Aujourd’hui nous allons parler voyage et surtout évasion, grâce au superbe roman L’île aux papillons de Corina Bomann que les éditions Charleston m’ont très généreusement envoyé ! Il s’agit d’une très belle histoire qui nous fait voyager tant dans le temps que dans l’espace, et avec laquelle je me suis régalée !

« Laissez-vous emporter sur une île aux mille senteurs, aux couleurs chatoyantes et aux nombreux mystères. »

Lorsque Diana se rend au chevet de sa grand-tante Emmely en Angleterre, cette dernière la charge d’une étrange mission : découvrir le lourd secret qui pèse sur leur famille et qui concerne Grace, l’arrière-arrière-grand-mère de Diana.
Diana part pour le Sri Lanka, la terre de ses ancêtres, colons à Ceylan. Elle y découvre une prophétie qui semble avoir changé le destin de sa famille et l’histoire d’un amour interdit… Durant sa quête, la jeune femme trouvera-t-elle enfin la paix pour elle et pour les siens?

Une superbe évocation de Ceylan au XIXe siècle, l’histoire entremêlée de trois femmes d’une même famille, à trois époques différentes, sur deux continents… Tous les ingrédients étaient réunis pour faire de ce livre un grand succès international.

Dans un premier temps, j’ai eu du mal à me plonger pleinement dans ce roman car sont cités assez fréquemment des personnages d’une famille sur six générations et, je l’avoue, je m’y perdais régulièrement, je ne savais plus qui était qui, et je devais fréquemment faire quelques retours en arrière pour me rappeler les liens de parenté. Mais que cela ne tienne, je ne me suis pas laissée déstabiliser et j’ai grossièrement dessiné l’arbre généalogique de la famille de Diana pour m’y retrouver. A partir de là, ma lecture ne fut qu’un pur moment de bonheur et d’évasion, je me suis laissée transporter par la plume de l’auteure, tant au Sri Lanka qu’en 1887…

En effet, le roman s’ouvre sur Diana, notre héroïne, une allemande aux origines anglaises d’une trentaine d’années, appelée au chevet de sa grand-tante Emmely en Angleterre. Confrontée à des difficultés dans sa vie privée, Diana profite de cette occasion pour s’enfuir en Angleterre afin de se ressourcer dans la maison familiale, et par la suite enquêter sur un secret de famille longtemps enfoui, puisqu’il date de 1887. Dès lors, la jeune femme s’envole pour le Sri Lanka où elle compte bien mettre en lumière ses origines, à travers l’histoire de son arrière-arrière-grand-mère. Cet envol au Sri Lanka, sur les terres actuelles de Ceylan, m’a littéralement fait voyager aux côtés de Diana : j’ai avec elle découvert l’air chaud et humide, le conflit entre les Tamouls et les Cinghalais, mais surtout les majestueuses plantations de thé et la manière dont ce dernier est cultivé. Moi qui suis une bonne buveuse de thé, j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir comment celui-ci est cultivé puis traité avant que nous puissions le boire. J’ignorais également tout du conflit entre Tamouls et Cinghalais, qui a pourtant provoqué un attentat en 2004, et j’ai donc aimé en apprendre un peu à ce propos.

Outre son côté culturellement enrichissant, ce roman est avant tout une magnifique histoire de famille portée par un amour interdit et une prophétie qui pèsent chacun sur les plus récentes générations. Au départ je préférais largement suivre Diana dans ses recherches, mais au final je me suis également régalée à suivre la vie de Grace et Victoria, les arrière-arrière-grand-mère et arrière-arrière-grand-tante de notre héroïne, en tant que filles de colons en 1887 au Sri Lanka.

En ce qui concerne les personnages, je les ai quasiment tous aimés, sauf la mère d’Emmely qui m’a eu l’air revêche et assez méchante (mais heureusement, c’est un personnage que l’on voit peu). En revanche je me suis énormément attachée à Victoria et Grace (en particulier à son histoire d’amour et à sa personnalité très juste), à Diana bien évidemment, mais également à un personnage secondaire qui m’a, à chacune de ses interventions, donné le sourire : M. Green, le majordome d’Emmely, qui guide en cachette Diana lors de sa quête. Cet homme est à lui seul une énigme, et sa personnalité m’a entièrement charmée. Les femmes sont au cœur de ce roman, mais les hommes qui tournent autour de Diana apportent chacun une touche différente au roman et permettent de le rendre encore plus riche, plus fort en émotions. En revanche, en ce qui concerne les hommes de 1887, on peut dire que leur mentalité était bien à revoir pour la plupart…

Ce roman est donc idéal si vous souhaitez voyager depuis votre fauteuil, en prendre plein les yeux grâce à de simples mots, et découvrir à la fois le Sri Lanka actuel et celui des colons dans les cultures de théiers. Le seul regret que j’ai quant à cette lecture, c’est d’avoir eu du mal à me plonger dedans au départ, car après je l’ai lue à une vitesse phénoménale, dès que j’avais cinq minutes devant moi, je lisais quelques pages, tellement j’étais avide de retrouver les héroïnes des deux époques et de découvrir le fin mot de l’histoire.

Pour vous éviter une déconvenue concernant l’arbre généalogique mis en scène, voici le schéma que j’en ai tiré (il est volontairement incomplet) :

généalogie tremayne

L’île aux papillons, de Corina Bomann.
Disponible aux éditions Charleston
depuis le 21/03/2014 au prix de 22€50.

1 Comment

  • 12 mois ago

    j’ai beaucoup aimé, c’est tout à fait mon style: secret de famille, mélange d’époque.. j’adore :)

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