Le cœur d’une autre • Tatiana de Rosnay

Le coeur d'une autre

Le coeur d’une autre

de Tatiana de Rosnay.

Tatiana de Rosnay est une auteure que j’apprécie particulièrement, bien que je n’ai lu que deux de ses romans avant celui-ci (Le Voisin et Moka). Alors quand j’ai découvert le challenge « Un auteur de ma PAL » avec Tatiana de Rosnay à l’honneur ce mois-ci, je me suis précipitée en magasin acheter quatre autres de ses romans afin d’y participer, finalement avec celui-ci, car personne encore ne comptait le lire. Ce challenge tombait donc à pic, car Le coeur d’une autre était dans ma wish-list depuis… un long moment déjà ! 

Bruce, un quadragénaire divorcé, un peu ours, un rien misogyne, est sauvé in extremis par une greffe cardiaque. Après l’opération, sa personnalité, son comportement, ses goûts changent de façon surprenante. Il ignore encore que son nouveau coeur est celui d’une femme.
Mais quand ce coeur s’emballe avec frénésie devant les tableaux d’un maître de la Renaissance italienne, Bruce veut comprendre.
Qui était son donneur?
Quelle avait été sa vie?
Des palais austères de Toscane aux sommets laiteux des Grisons, Bruce mène l’enquête.
Lorsqu’il découvrira la vérité, il ne sera plus jamais le même…

Ainsi, j’ai commencé ma lecture mercredi dernier, et je l’ai terminé vendredi soir – on peut donc dire que ce bouquin n’aura pas fait long feu ! Pourtant, au début, j’ai eu vraiment du mal, à tel point que j’ai failli abandonner ma lecture, car le héros m’était antipathique au possible, et je ne voulais pas me coltiner un tel mec pendant 280 pages. En effet, Bruce Boutard se décrit comme un misogyne, coureur de jupons qui a trompé son ex-femme à longueur de temps, qui fume trois paquets de cigarettes par jour, bois comme un trou, et vit dans la misère totale. En gros, comme je le disais, c’est le genre d’homme et de personnage que j’abhorre au plus haut point. Mais je me suis quand même forcée à continuer un peu, car je ne pouvais décemment pas me décider après seulement une trentaine de pages lues, et là, le charme a commencé à opérer. A partir du moment où Bruce apprend qu’il est malade et que sa vie ne tient plus qu’à un fil, c’est-à-dire à une greffe de coeur, je me suis un peu prise de pitié pour lui, car il s’est enfin rendu compte que son train de vie était juste idiot, tant pour sa santé que pour son entourage, et l’arrivée de son fils me l’a rendu plus humain, c’est à partir de là que j’ai commencé à l’apprécier, ou du moins à ne plus le détester. Et quand arrive enfin le moment de l’après-greffe, quand Bruce ressent les premiers changements dans son comportement et sa personnalité, et qu’il fait tout pour découvrir l’identité de son donneur – en l’occurrence une femme du nom de Constance – grâce à sa petite amie (dont je tairai le nom pour ne rien révéler de l’histoire), puis qu’il rencontre la famille en deuil de la défunte, là je suis complètement tombée sous le charme du roman. Pas vraiment de Bruce, car ses mauvais côtés pointent encore le bout de leur nez à certains moments, ce qui reste assez réaliste finalement car on ne peut pas changer entièrement du jour au lendemain.

Ce roman est rempli d’une magnifique histoire d’amour racontée avec parcimonie, les éléments sont donnés petit à petit pour mieux charmer le lecteur, et sont en plus empreints de voyage car ils nous font partir en Toscane, à Florence et dans sa région, sous le soleil italien et au milieu de la peinture de Paolo Ucello. Car tout part de là : dès que Bruce se retrouve en face du tableau « La Bataille de San Romano », il se rend compte que quelque chose en lui a changé, et c’est ce nouveau coeur qui l’habite qui le guide dans les recherches qu’il entreprend pour connaître son donneur et l’héritage qu’il lui a laissé.

Cette lecture fut donc très agréable au final, même si, comme toujours, dès qu’il y a un peu de suspense dans un roman, j’avais toujours deviné en avance ce que Tatiana de Rosnay veut nous révéler plus tard, surtout la fin. Aussi, ayant récemment relu Les âmes vagabondes de Stephenie Meyer, j’ai trouvé que la façon dont Bruce se sent habité par Constance ressemble à celle dont Mélanie est habitée par Vagabonde, même si on ne peut pas en tenir rigueur à Tatiana de Rosnay puisque Le coeur d’une autre a été écrit une dizaine d’années avant que l’américaine ne publie son roman. Donc si vous voulez lire une voire deux très belles histoires d’amour, voyager sous le soleil toscan et découvrir la peinture de Paolo Ucello, je vous conseille ce roman, qui se trouve être vraiment sympathique au final !

3 Comments

  • 5 années ago

    Je l’ai dans ma PAL, j’ai trop hate de le lire !!

    • 5 années ago

      Il est vraiment pas mal, j’ai hâte que tu le lises pour que tu me donnes ton avis !

  • le mode de zacharie
    4 années ago

    bravo pour l’ensemble de ton blog… je te suis depuis peu et je trouve tes articles de qualité! J’édite moi aussi un blog depuis peu, n’hésite pas à venir me lire! ++ ZAK

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