Et puis, Paulette… • Barbara Constantine

Et puis, Paulette...

Et puis, Paulette…

Barbara Constantine

Et puis, Paulette… est le premier roman de Barbara Constantine que j’ai lu. Il me faisait de l’œil depuis des mois à France Loisirs, depuis fin décembre précisément, mais payer 15€ pour un petit roman d’à peine plus de 250 pages, ça me démotivait, soyons francs. Alors quand je l’ai vu édité par Le Livre de Poche, ni une ni deux, il s’est retrouvé dans ma bibliothèque, et il n’y aura pas fait long feu ! J’ai donc découvert la plume de l’auteure avec ce roman, mais A Mélie, sans mélo et Tom, Petit Tom, Tout Petit Homme, Tom m’attirent depuis très longtemps aussi, et le dernier est entré dans ma PAL la semaine dernière, et je pense que lui non plus n’y restera pas longtemps ! Bref, comme je pense que vous l’avez deviné, j’ai beaucoup aimé cette lecture.

Ferdinand vit seul dans sa grande ferme vide. Et ça ne le rend pas franchement joyeux. Un jour, après un violent orage, il passe chez sa voisine avec ses petits-fils et découvre que son toit est sur le point de s’effondrer. À l’évidence, elle n’a nulle part où aller. Très naturellement, les Lulus (6 et 8 ans) lui suggèrent de l’inviter à la ferme. L’idée le fait sourire. Mais ce n’est pas si simple, certaines choses se font, d’autres pas…
Après une longue nuit de réflexion, il finit tout de même par aller la chercher.
De fil en aiguille, la ferme va se remplir, s’agiter, recommencer à fonctionner. Un ami d’enfance devenu veuf, deux très vieilles dames affolées, des étudiants un peu paumés, un amour naissant, des animaux. Et puis, Paulette…

Le résumé me promettait un bon moment de rigolade, mais en réalité toutes les émotions sont contenues dans ce roman : on a affaire à l’innocence et à la joie de vivre de deux petits garçons, les Lulu, qui émerveillent les journées de leur timide grand-père Ferdinand malgré les disputes incessantes de leurs parents, Ferdinand qui lui-même soutient son plus proche ami qui devient veuf au début de l’histoire. C’est donc avant tout une histoire de famille et d’amitiés, qui se font et se défont tout au long de ces quelques pages.

Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est que ce roman est tel une petite fable humaine, une ode à la vie, qui nous apprend à ne jamais désespérer même dans les situations extrêmes (comme la perte brutale de son domicile par exemple), car il y a toujours une âme charitable qui sera là pour nous aider. Ferdinand se met d’abord à aider Marceline alors même qu’ils se connaissaient à peine après plusieurs années de voisinage, et suite à un effet boule de neige, il ouvre tour à tour sa maison à son meilleur ami, puis à deux vieilles dames au caractère bien trempé, à des étudiants, et enfin à Paulette…

Les points forts de ce roman, c’est qu’à chaque fois que Ferdinand ouvre sa porte à un nouveau colocataire, le même schéma est répété mais cela ne lasse pourtant pas le lecteur, et surtout, c’est que l’identité de Paulette n’est pas devinable avant la toute fin. Et pour ce dernier point, je tire mon chapeau à l’auteure, car pour ceux qui commencent à me connaître, j’ai le très désagréable don de toujours deviner la fin d’un livre dès qu’il y a du suspense dedans bien avant le dénouement final : ce fut donc un véritable plaisir de ne découvrir l’identité de Paulette qu’à la toute fin ! Certes ce n’est pas une fin comme dans les thrillers ou autres romans du genre (là j’aurais sauté au plafond et fait la danse de la joie), mais tout de même, ce n’est pas négligeable.

En bref, pour ce final inattendu et le côté très humain de l’histoire, je vous en recommande la lecture. C’est frais, à la fois léger et dramatique, et ça nous fait voir la vie sous un nouvel angle, moins morose et plus convivial.

2 Comments

  • 5 années ago

    Grâce à toi, il est dans ma PAL et j’ai hâte de le lire :)

    • 5 années ago

      J’espère que tu vas aimer ! Il n’est pas transcendant, mais super sympa quand même :)

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