C’est moi le plus fort • Mario Ramos

C'est moi le plus fort

Bonjour !

Avec ce billet, j’instaure l’apparition de chroniques d’albums jeunesse sur mon blog. En effet, comme vous le savez certainement, je suis étudiante pour devenir bibliothécaire. Et bien entendu, dans ma formation, je suis désormais amenée à découvrir cette littérature dans laquelle je ne suis pas encore experte, et comme ce fut le cas avec les BD, j’adore ça, et j’en lis aussi pour mon plaisir maintenant, aimant de plus en plus fureter dans les bacs du rayon enfants de ma médiathèque. Aujourd’hui je vais donc vous parler de C’est moi le plus fort, que j’ai découvert grâce à une de mes profs.

Quand un loup a besoin d’être rassuré, que fait-il ? Il va poser cette question toute simple aux habitants de la forêt : « Dis-moi, qui est le plus fort ? » Et tout le monde, du Petit Chaperon Rouge, aux Trois Petits Cochons en passant par les sept Nains, tout le monde répond : le plus fort, c’est le loup. Alors, quand une espèce de petit crapaud de rien du tout lui tient tête, le loup se fâche…

Ce que j’ai avant tout aimé dans cet album, c’est son humour ! En effet, j’ai trouvé ce loup gonflé d’orgueil, narcissique, et du coup, j’ai beaucoup ri de lui, me demandant si à force il n’avait pas trop les chevilles qui gonflaient ! J’ai aimé me moquer de lui, et ce, surtout à la fin, quand la situation s’inverse brusquement et qu’il se retrouve dépourvu face à une maman très en colère !
La où l’album est drôle, c’est également dans le vocabulaire employé par le loup, que je vous laisse apercevoir ci-dessous.

C'est moi le plus fort

Dans l’ensemble, les dessins n’ont rien d’extraordinaire dans leur graphisme, je pense sérieusement que c’est le texte qui sert le mieux l’histoire. Ce qui est intéressant par contre, c’est le jeu des proportions : pendant tout l’album le loup domine ses interlocuteurs, sauf dans les dernières pages, où les rôles s’inversent et que le loup se fait tout gentil.

Enfin, ce qui m’a énormément plu, c’est la manière dont l’auteur s’est approprié les contes les plus connus (Les trois petits cochons, Le petit chaperon rouge, Blanche-Neige et les sept nains) pour servir son histoire. Mais cela suggère donc que l’enfant doit déjà connaître ces derniers pour comprendre les références, car sans ça, l’humour fonctionne moins bien.

En conclusion, c’est un album que j’ai adoré, plus pour son texte que pour ses dessins, mais que je recommande quand même fortement !

C’est moi le plus fort, de Mario Ramos.
Disponible aux éditions L’école des loisirs
depuis 2001 aux prix de 5€60 (collection Lutin Poche), 10€70 (collection Pastel) ou 5€10 (collection Petite Bibliothèque).
Âge : 3 à 5 ans.

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